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Médiation des sciences et techniques par la scène et le théâtre : atelier-séminaire 2018-2019

ATELIER – SEMINAIRE

UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT ‐ 5 rue Thomas Mann ‐ 75013 Paris
(RER/Métro : BnF ‐ Bus : 89, 62, 64, 325)

Bâtiment C des Grands Moulins – 7e étage – salle 793

mardi de 17h30 à 20h00

Organisateurs :
Michel LETTÉ (CNAM Paris) et Frédéric TOURNIER (Université Paris DIDEROT)

Pour sa deuxième édition, cet atelier-séminaire poursuit la réflexion sur l’expérimentation visant la mise en scène des corps et discours sur la fabrication conjointe des sciences, des techniques et de la société.

Bien des expériences ont été menées dans le jeu d’une interaction entre professionnel·le·s, scientifiques, artistes, médiateur·rice·s et publics. Le théâtre de controverse, la lecture performée, la conférence gesticulée, le stand-up scientifique, le théâtre de démonstration et d’objet, le théâtre de plaidoyer ou la création dédiée, suivi de son débat entre spécialistes et publics, déclinent de multiples façons les modes de la représentation suivant (ou pas) les codes du théâtre classique.

Toutes ces propositions émanent de différents champs de l’intervention sociale et culturelle, mais aussi de la recherche d’une juste place des publics dans le contexte d’une remise en question du fonctionnement de la démocratie représentative et du rôle des experts. Toutes renvoient à leurs façons et à des degrés divers aux domaines de l’innovation pédagogique et du partage des connaissances, de l’éducation populaire, de la création artistique, de la formation professionnelle ou encore de l’action militante en faveur de l’appropriation citoyenne des questions sociotechniques liées aux déploiements des technosciences.

Il y a bien des façons de dire les choses mais une préoccupation commune reste de faire en sorte que les publics s’approprient – au moins en partie – les dispositifs de médiation qui leur sont destinés. Afin de confronter idées et pratiques dans ce domaine, une rencontre est proposée selon le calendrier ci-dessous. L’invitation faite aux intervenant·e·s sera alors de discuter les potentiels et limites de leurs pratiques, depuis l’animation d’un débat après une représentation théâtrale jusqu’à la co-construction en amont des contenus et façons de faire avec les publics.

Le programme détaillé est disponible ici.

“La médiation culturelle des sciences et techniques à l’épreuve du plateau et de la participation des publics”

Un séminaire et des ateliers au théâtre de la Reine Blanche organisés de janvier à mai 2018, ouverts à toutes et à tous.
Programme prévisionnel :
Lundi 08/01/2018 Présentation et discussion des attendus
Scènes de science friction
Michel Letté
(CNAM)
Lundi 15/01 Médiation scientifique par le théâtre Frédéric Tournier
(Univ. Diderot Paris 7)
Lundi 29/01 Théâtre de l’opprimé / théâtre forum Fabienne Brugel
(NAJE)
Lundi 12/02 Théâtre participatif Pierre Chrétien Goni
(Le Vent se Lève)
Lundi 05/03 Théâtre pédagogique Cécile Blatrix
(AgroParisTech)
Lundi 19/03 Short cuts Olivier Fournout
(FuturLab l’Ile d’en face)
Lundi 14/05 Théâtre de controverse Chloé Latour & Luigi Cerri
(Fabrique des terriens)

Frédéric Tournier interviendra le lundi 15 janvier 2018 (18h-21h) sur “Pièces et débats issus des controverses scientifiques théâtralisées”.

Pour en savoir plus, le programme complet est ici.

Conférences de recherche sur le journalisme 2017-2018

Conférences organisées dans le cadre du partenariat entre :

  • Master Journalisme Culturel – Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
  • Master Journalisme Européen – Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
  • Master Journalisme Scientifique – Université Diderot Paris 7

Les conférences ont lieu le mardi de 18h30 à 20h30, salle 228 du Centre universitaire
Censier : Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 13 rue Santeuil, Paris 5ème arrondissement.

Crédits :Durée : 20h CM

Télécharger le programme complet avec les résumés

Objectifs des conférences :

Présenter aux étudiants des trois Masters des activités de recherche portant sur le journalisme. Afin de respecter la diversité des trois Masters et d’enrichir les perspectives proposées aux étudiants, les cadres théoriques et méthodologies pourront être issus de l’ensemble du spectre des lettres et sciences humaines.

Déroulement de la conférence :

Durée de 2 heures se répartissant comme suit :

  • Présentation de l’intervenant, de son parcours, et de ses recherches
  • Développement d’une recherche en particulier
  • Échanges avec les étudiants

Modalités pratiques :

Le public est constitué potentiellement de l’ensemble des étudiants des Masters soit une soixantaine de personnes.

Programme des conférences :

Mardi 14 novembre 2017
Titre : “La liberté des médias face aux intérêts de la défense et de la sécurité : Le cas de
l’Avis aux médias en matière de défense et de sécurité”
Intervenante : Mélanie Dupéré (Center for Research on the English-Speaking World –
Sorbonne Nouvelle)

Mardi 21 novembre 2017
Titre : “Faux médias, fausses nouvelles : enjeux de dé@initions et de formation pour les
journalistes autour des fake news sur les réseaux sociaux”
Intervenant.e.s : Hervé Demailly, Tristan Mendès-France, Valérie Jeanne-Perrier (Celsa –
Université Paris-Sorbonne)

Mardi 28 novembre 2017
Titre : “Qui parle ? Entre documentaires de création et films d’investigation, entre reportages et films militants : la place des locuteurs dans le reportage scientifique.”
Intervenant.e : Jean-François Ternay (CERILAC, Paris Diderot)
Résumé de la conférence :

Mardi 5 décembre 2017
Titre : “Le rôle des réseaux socionumériques dans le nouvel écosystème de
l’information.”
Intervenant: Arnaud Mercier (Institut français de presse, Université Paris 2 Panthéon-Assas)

Mardi 19 décembre 2017
Titre : (sous réserve) “Pourquoi étudier la presse magazine ?”
Intervenante : Claire Blandin (LabSic, Université Paris 13)

Les stations marines en France. Institutions, pratiques, cultures.

Frédéric TournierJean-François Ternay

Quels enjeux, quels avenirs nous dévoilent les changements et variations qui traversent les politiques scientifiques et institutionnelles des stations marines ?

Les stations marines sont le modèle d’un genre qui a voulu, en son temps, amener sur la terre « le vivant de la mer », ses organismes plantes et animaux, pour en étudier le fonctionnement in situ, dans un environnement proche de leur milieu de vie. La plupart des stations sont nées au XIXe siècle, permettant aux chercheurs de pouvoir travailler ailleurs que dans les auberges et petites pensions côtières. Les aquarium, les salissures et les odeurs pestilentielles qui les accompagnaient en avaient fait « les bêtes noires » des hôteliers. Entre 1859 et 1899, en France, furent ainsi construites 14 stations marines. La plupart s’intéressant à la zoologie, à la phycologie, à l’océanographie physique et/ou chimique, au déplacement des masses d’eau… ou encore à la pêche. (suite…)

Conférences de recherche sur le journalisme (2016-2017)

Crédits :Durée : 20h CM

6 séances. Le mardi de 18h30 à 20h30 à Paris 3, à partir du 4 octobre 2016.

Ces conférences sont organisées dans le cadre du partenariat entre :

  • Master Journalisme Culturel – Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
  • Master Journalisme Européen – Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
  • Master Journalisme Scientifique – Université Diderot Paris 7

Objectifs des conférences

Présenter aux étudiants des trois Masters des activités de recherche portant sur le journalisme. Afin de respecter la diversité des trois Masters et d’enrichir les perspectives proposées aux étudiants, les cadres théoriques et méthodologies pourront être issus de l’ensemble du spectre des lettres et sciences humaines.

Déroulement de la conférence

Durée de 2 heures se répartissant comme suit :

  • Présentation de l’intervenant, de son parcours, et de ses recherches
  • Développement d’une recherche en particulier
  • Échanges avec les étudiants

Modalités pratiques

Le public est constitué potentiellement de l’ensemble des étudiants des Masters soit une soixantaine de personnes.

Les conférences ont lieu le mardi de 18h30 à 20h30, au Centre Censier de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, 13 rue Santeuil, Paris 5ème arrondissement. Les salles sont indiquées plus bas, dans le programme.

Programme des conférences :

 

Mardi 25 octobre 2016

Les classements académiques médiatiques en France : socio-histoire d’une coproduction capitaliste entre média, État et monde académique.

 Julie Bouchard (Maîtresse de conférences, Université Paris 13, LabSic). Salle 228.

Résumé :

La plupart des pays industrialisés côtoient, sinon avec plaisir, du moins avec habitude, intérêt volontaire ou contraint, scepticisme ou agacement, les classements académiques produits par des entreprises de presse. Si les classements académiques sont anciens, remontant à la fin du xixe siècle, leur production régulière par des organes de presse est elle beaucoup plus récente trouvant les sources de son élan dans les années 1970-1980. Comment des entreprises de presse en France sont-elles parvenues à s’imposer en tant que producteurs de classements académiques ? Quels sont les logiques et processus de production des classements académiques médiatiques ? Quelles valeurs de l’espace académique façonnent-ils? Une perspective média-centrée, micro et diachronique procédant à une analyse sociotechnique de la production des classements académiques médiatiques invite à nuancer l’idée d’un espace médiatique comme évaluant tout puissant et actif et corollairement celle d’un espace académique comme simple évalué passif en révélant les relations d’interdépendances (coopération, conflit, négociation, ajustement) entre l’espace médiatique, l’espace académique et l’espace étatique qui rendent possible cette coproduction à la fois encouragée, tolérée et critiquée.

Mardi 8 novembre 2016

Pour quoi étudier la presse magazine ?

Claire Blandin (Professeure, Université Paris 13, LabSic). Salle 307.

Résumé :

Le dynamisme du marché de la presse magazine est une des spécificités du paysage médiatique français : l’émergence de courants politiques, habitudes de consommation, nouvelles formes de loisirs… s’est accompagnée, tout au long du XXe siècle, de la création de titres. Les magazines offrent au chercheur une source incomparable pour cerner les mutations politiques, économiques et culturelles de notre société. Cette intervention présentera les différentes dimensions possibles de l’étude des magazines ; l’image (publicitaire et/ou rédactionnelle) y joue toujours une place centrale. On reviendra ensuite sur une recherche originale traitant des représentations de la famille dans les années 1960. Cet exemple veut montrer que les magazines peuvent être pris comme les témoins de la diversité des productions de la culture de masse, mais que leur analyse est parfois complexe du fait de la polyphonie des discours qui s’y font entendre. 

Mardi 22 novembre 2016

Le journalisme est-il une profession ?

Denis Ruellan (Professeur des universités, CELSA Paris IV Sorbonne/Gripic). Salle 307.

Résumé :

Le journalisme se présente beaucoup sous les atours d’une profession. Plus que d’autres groupes occupant un segment des activités laborieuses, il insiste sur les raisons collective, coordonnée, sociale et publique de son existence. L’objet de la conférence sera d’étudier à la fois les conditions de production de ce discours sur soi et les raisons sociologiques de penser que le journalisme est effectivement une profession et pas seulement un agrégat de métiers relativement proches. En revenant sur la notion de “flou”, le propos sera enrichi de résultats de recherches conduites depuis cette proposition, sur la presse locale, sur la déontologie, sur les modes de l’action collective, sur les motifs de l’engagement.

Mardi 29 novembre 2016

Google, la presse et les journalistes

Guillaume Sire (Maître de conférences, Université Panthéon Assas Paris 2, Institut Français de Presse / CARISM). Salle 228.

Résumé :

Après avoir expliqué le fonctionnement du moteur Google, et parlé de son pouvoir de prescription, nous expliquerons ce que cela implique pour la presse et les journalistes : quels rapports entre Google et les entreprises de presse ? quelles nouvelles pratiques ? quels enjeux ? quels risques ?

 

Mardi 6 décembre 2016

Appréhender les relations presse-politique dans leur contexte institutionnel :
les échanges informels en Allemagne

Nicolas Hubé (Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Salle 307.

Résumé :
En travaillant sur les relations informelles dans différents cercles d’informations de la Capitale allemande, nous tenterons de dépasser ce qui apparait souvent dans la littérature comme un effet de la « culture démocratique allemande » respectueuse des droits constitutionnels du quatrième pouvoir. Cette enquête historique et sociologique cherche à comprendre les mécanismes institutionnels, sociaux et politiques qui expliquent comment fonctionnent les relations entre journalistes et politiques.

Mardi 13 décembre 2016

Les espaces de production et de circulation de l’information “internationale”. L’exemple de l’actualité “marocaine” dans les médias étrangers

Dominique Marchetti (Directeur de recherche, CNRS, Centre européen de sociologie et de science politique, Paris). Salle 228.

Résumé :

Cet état provisoire d’une recherche en cours s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large qui vise à comprendre les conditions de production et de circulation des biens culturels de grande diffusion dits transnationaux, à partir de l’exemple de l’actualité « internationale » produite par les médias généralistes. La problématique générale est d’appréhender ces processus de transnationalisation en mettant en relation plusieurs espaces qui sont trop souvent séparés dans les analyses : l’espace médiatique du pays d’origine de la production des informations, celui du pays d’accueil où celles-ci sont diffusées, mais aussi l’espace médiatique international ou ses sous-espaces régionaux, ceux-ci rassemblant des médias transnationaux sous différentes formes (agences de presse, chaînes internationales, médias nationaux ayant des effets transnationaux, etc.). L’étude des pratiques et des productions d’« intermédiaires clés » de la transnationalisation des biens culturels, ici les correspondants des médias étrangers ou les journalistes des grandes agences transnationales multimédias qui forment une fraction stratégique des « grossistes » de l’information internationale, permet de mettre au jour des processus très généraux de division du travail transnational et les luttes sociales, économiques, politiques, professionnelles qu’ils engendrent. Pour « localiser » cet « international », et ainsi éviter les propos généraux sur la « globalisation » et la « mondialisation » ou bien les voir par un prisme trop monographique, le choix s’est porté sur une étude de cas, celle du Maroc, de manière à chercher à comprendre comment une information « marocaine » devient ou non « transnationale ». Ce texte s’appuie sur les éléments d’un travail en cours, notamment quatre-vingts interviews avec des journalistes travaillant (ou ayant travaillé) pour différents médias étrangers au Maroc et une analyse statistique de leur présence.

Après avoir caractérisé la position dominée de ce pays dans l’espace médiatique transnational, et c’est ce qui fait entre autres son intérêt scientifique d’autant plus qu’il n’a pas été étudié sous cet aspect, cette contribution esquisse quelques grands principes de structuration de l’espace des producteurs (médias et journalistes) de l’actualité dite « marocaine » à l’étranger, notamment dans ses fractions qui produisent et diffusent dans les mondes majoritairement de langue arabe et de confession musulmane. Ils permettent de pointer une série de transformations contemporaines de la production et de la circulation de l’information dite « internationale ».